Thierry Cohen, un écrivain bluffant par son talent !

Thierry Cohen, un ecrivain a la plume magique !Passionnant. Sublime. Excellent. Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le dernier opus de l’écrivain Thierry Cohen, « Si tu existes ailleurs ». Fervent lecteur de cet auteur, nous avons tenté notre chance en lui demandant de nous accorder une interview (qui ne tente rien, n’a rien!) …qu’il a accepté ! Auteur de  » J’aurais préféré vivre », « Je le ferai pour toi », « Longtemps j’ai rêvé d’elle », Thierry Cohen nous parle de son dernier livre « Si tu existes ailleurs ».  Comme vous avez pu le constater, PokerenligneNews.com vous surprend par cette interview unique et nous tacherons d’en faire autant à l’avenir (défi personnel: interviewer Bar Refaeli !!) .

Nous profitons de ce papier pour dire combien nous avons adoré ce roman (courez l’acheter !!) et remercier cet auteur hors pair pour sa disponibilité en répondant à nos questions. Avant de commencer l’interview, il convient de faire un résumé du livre.

Résumé de « Si tu existes ailleurs », éditions Flammarion

Noam Beaumont traine la culpabilité de la mort de sa mère ? survenue lors d’un accident qu’il a involontairement provoqué. Célibataire, sujet à des crises d’angoisse, il n’arrive pas à vivre, à aimer. Mais un jour sa nièce de 3 ans prononce une phrase incongrue : « Tu vas mourir du cœur en même temps que cinq autres personnes ».

Croyant devenir fou, il consulte une psychologue aux méthodes singulières. Celle-ci l’assure que les propos de sa nièce recèlent une vérité reposant sur une théorie connue : la « prophétie des innocents ». Selon cette approche mystique, seuls les enfants et les handicapés mentaux possèdent, parfois, un don de prophétie car leur esprit est pur.

Une enfant autiste va alors lui révéler les noms des 5 personnes qui mourront le même jour que lui. Dès lors, une incroyable course contre la montre s’ouvre pour Noam : trouver ces 5 personnes et comprendre pourquoi elles sont liées à son destin. Une aventure qui le conduira, aux limites de sa raison, là où la vie peut prendre fin… et où l’amour peut renaître.

PokerenligneNews.com: Thierry Cohen, tout d’abord merci de nous accorder cette interview exclusive. Votre dernier roman « Si tu existes ailleurs » semble rencontrer le succès. Le suspense est total et vous promenez vos lecteurs entre la réalité et le mysticisme, entre la vie et le mort. Comment résumeriez-vous le thème de ce roman ?

Thierry Cohen: Il s’agit d’une quête initiatique qui va conduire un homme à comprendre la valeur de la vie. Dès lors qu’il se sent menacé de mort, Noam porte un regard sincère sur sa vie et en reprend le contrôle. Vos romans se distinguent des autres du fait qu’ils abordent des thèmes existentiels importants, renvoient les lecteurs à des questions essentielles mais, en même temps, sont construits autour d’intrigues très fortes, de suspenses palpitants. En fait, vous mariez le savoir-faire de Paulo Coelho et Marc Levy, de Mitch Albom et Harlan Coben. C’est ça la marque « Thierry Cohen » ?

Il est vrai que j’aime les histoires qui, à travers le vécu intérieur des personnages, renvoient aux questions que nous nous posons tous : le sens de la vie, l’amour, la mort… Si j’aime le suspense, je n’apprécie pas qu’il soit « gratuit », c’est-à-dire qu’il repose sur des rebondissements sans fondements. Selon moi une intrigue doit trouver une justification, un sens. Elle doit animer le lecteur, l’amener à s’identifier aux personnages, à se poser les mêmes questions qu’eux. Pour ma part, les personnages me touchent quand ils me ressemblent, quand ils pourraient être mes amis, mes voisins et que leurs doutes, leurs craintes, leurs peurs pourraient être les miennes.

PokerenligneNews.com : Si la trame mystique et la quête de sens sont les points communs à vos romans, ils sont tout de même assez différents les uns des autres. Quand d’autres auteurs semblent répéter sans cesses la même histoire, pour garder « leurs clients », vous prenez le risque de changer d’univers.

Thierry Cohen: Je ne calcule pas, je n’obéis à aucune règle. J’écris en fonction de mes envies, de mes passions et non en suivant une recette ou en selon les exigences d’un éditeur. Ecrire est un vrai plaisir pour moi. Je fais le pari qu’en éprouvant des émotions fortes durant l’écriture mes lecteurs les éprouveront également pendant la lecture. En fait, chaque roman est une part de moi, un temps de mon existence, un fragment de mes éternels questionnements.

J’ai écrit le premier, « J’aurais préféré vivre », pour exorciser une douleur et lui donner une dimension positive. « Je le ferai pour toi » est né de mon ras-le-bol du terrorisme, de la couardise de certains médias et du « compassionnisme » d’une partie de la population face aux extrémistes religieux. Avec « Longtemps j’ai rêvé d’elle » j’ai voulu laisser ma « part féminine » exprimer sa sensibilité, mon goût pour les belles histoires d’amour et ma passion pour les romans. Dans « Si tu existes ailleurs », je confie les doutes que l’on peut avoir quand on arrive au milieu de sa vie et la quête de sens qui s’ensuit. Mais, dans chacun de ces romans, les thèmes centraux sont l’amour, l’amitié, la quête de sens.

PokerenligneNews.com: Vos romans sont souvent sombres. Eté-vous un homme torturé par des questions existentielles ?

Thierry Cohen: Comme tous les auteurs, j’ai un côté… schizophrène. Ceux qui me côtoient disent que je suis plutôt souriant, agréable, positif. Il est vrai que c’est ce que j’aime donner à voir. Mais, à travers mes personnages, j’exprime ma part sombre, mes doutes, mes craintes. En fait, je crois que j’aborde la vie avec optimisme mais, comme je suis trop idéaliste, je suis souvent déçu. Mes personnages, eux, ne me déçoivent jamais. Ils sont ceux et celles que j’aurai aimé connaitre, fréquenter. Ils sont entiers, ne font pas de compromis, ne mentent pas, ne se trahissent pas.

Si tu existes ailleurs de Thierry CohenPokerenligneNews.com: Votre pseudo schizophrénie s’exprime également à travers votre manière de surfer entre la réalité et le surnaturel, entre la logique scientifique et le mysticisme.

Thierry Cohen: Oui, j’aime penser qu’il y a des lois inconnues qui gouvernent le monde, qu’il y a d’autres façons de le penser, de l’envisager, de l’expliquer qu’au travers des seules théories scientifiques. Il faut avoir l’esprit suffisamment ouvert pour envisager toutes les hypothèses, quitte à les récuser. Et le surnaturel est une source de créativité fantastique pour un romancier.

PokerenligneNews.com: On ne cesse de vous comparer à Marc Levy ou Guillaume Musso : que pensez-vous avoir en commun avec eux ?

Thierry Cohen: On m’a comparé à Marc Levy lors de la sortie de mon premier roman, « J’aurais préféré vivre », du fait de cet univers situé entre la réalité et l’ailleurs. Ensuite on a continué à faire cette comparaison car il est toujours plus facile de créer des familles d’auteurs, des classifications. Soyons sincère : que l’on compare Musso et Levy, c’est normal. Musso a été lancé par l’ancien éditeur de Marc Levy en lui empruntant tous ses codes. Quant à moi, je suis arrivé après, profitant sans doute de « l’appel d’air » créé par Marc Levy et du désir des éditeurs de posséder leur « Marc Levy ».
Mais nos styles sont différents je pense. Et mes ventes ne sont pas comparables aux leurs.

PokerenligneNews.com: Vous avez obtenu le prix Jean d’Ormesson pour votre premier roman, prix qui récompense votre capacité à défendre la langue française. Est-ce à dire que la différence avec Levy et Musso est que… vous écrivez mieux qu’eux ?

Thierry Cohen: C’est un raccourci rapide et je suis très mal placé pour le dire. J’écris des romans pour le grand public. Je ne viens pas du sérail littéraire. J’ai donc été très étonné de recevoir ce prix. Nombreux sont les auteurs qui le méritent bien plus que moi. Mais bon, si je ne l’ai pas sollicité… je n’allais pas le refuser non ?

PokerenligneNews.com: Pour écrire autant de belles histoires d’amour, êtes-vous un grand romantique ?

Thierry Cohen: Un romantique au sens large du terme. J’aime croire que de belles rencontres sont possibles, que les âmes parfois s’effleurent, se touchent, se reconnaissent. Ces belles rencontres peuvent donner lieu à un bel amour ou une belle amitié.

PokerenligneNews.com: Auquel de vos personnages vous identifiez-vous le plus ?

Thierry Cohen: A Daniel (Je le ferai pour toi) du fait de son caractère, de sa personnalité, de la jeunesse qu’il a vécue. Je lui ai prêté certaines de mes expériences. A Jonas (Longtemps j’ai rêvé d’elle) également quant à la manière de vivre l’écriture mais aussi de considérer les relations amoureuses. Je lui ai alloué mon romantisme et mon réalisme (deux termes souvent pas conciliables, mais ceux qui ont lu le roman comprendront). Pas à Jérémy (J’aurais préféré vivre). S’il possède l’élan amoureux qui devait m’animer à son âge, il est trop désespéré. Et il se suicide par amour, ce que je n’aurais jamais fait. Et à Noam (Si tu existes ailleurs) j’ai confié mes doutes, mes angoisses.

PokerenligneNews.com: Que partagez-vous avec vos lecteurs ?

Thierry Cohen: J’ai la conviction que mes lecteurs et moi, nous nous ressemblons, que nous partageons des choses essentielles. Mes romans sont marqués par les valeurs qui me sont chères. Je me plais à croire que si mes lecteurs les aiment c’est que nous faisons partie d’une même communauté de valeurs. D’ailleurs, je le vérifie souvent à travers Facebook, dans nos échanges.

PokerenligneNews.com: Vous qui aimez jouer avec vos personnages, conduire vos lecteurs sur de fausses pistes, les faire vibrer… êtes-vous joueur dans la vie ?

Thierry Cohen:
Oui je suis joueur dans la vie. Mais pas dans le sens dans lequel vous l’entendez. Je suis attentif aux signes que la vie m’envoie, aux messages que m’adresse le destin. Mais j’aime maitriser le jeu. C’est pourquoi je ne joue pas aux jeux de hasard.

PokerenligneNews.com: Le poker ? Les machines à sous ? L’univers des jeux vous est donc étranger ?

Thierry Cohen:
Non, pas tant que ça. J’ai travaillé pour les Casinos Partouche, me suis occupé de la communication d’un de leurs établissements, à travers mon agence de publicité, A Capella (à Lyon). J’ai été fasciné par ce milieu, par son fonctionnement, par l’attrait du jeu. Mais c’était une fascination professionnelle. Les joueurs sont un peu comme les romanciers : ils tentent de réinventer leur vie. En tant que romancier, le jeu de l’écriture suffit à satisfaire mon imagination.

PokerenligneNews.com: Thierry Cohen, merci d’avoir repondu a nos questions.

Chers lecteurs, vous savez ce qui vous restent à faire…allez acheter ce super livre que ce soit à la Fnac, Amazon ou chez votre marchands de journaux !!!

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